COORDINATION DES PORTS DE L’AXE SEINE
CONTRIBUTION DES UNIONS MARITIMES
DE ROUEN ET DU HAVRE
Le 13 Décembre 2011
De longue date les acteurs économiques, à l’origine des activités portuaires, exercent cette coordination entre leurs différentes implantations, en faisant venir dans les ports, navires, marchandises et services.
La démarche en cours initiée par les Pouvoirs Publics est une nouvelle opportunité offerte à son secteur public - établissements et agents - d’accéder à cette logique de décloisonnement, si naturelle dans le secteur privé.
La forme choisie est indifférente ; les expériences de ces dernières années l’ont démontré : l’outil importe peu, c’est la main qui l’utilise qui le rend efficace. Pourquoi pas un GIE ?
L’important, indépendamment d’un réflexe institutionnel opportun ou non, est que la véritable vocation de la coordination interportuaire soit bien de compléter l’action de chaque port et non de s’y substituer, de valoriser davantage leur offre.
Au-delà des bonnes intentions affirmées, la démarche Axe Seine se doit d’être réaliste ; l’addition des trois ports PARIS – ROUEN – LE HAVRE n’atteint pas la moitié de la dimension d’ANVERS … Il ne faut se tromper ni de cour, ni d’échelle, ni de concurrent.
Pour être crédible le discours doit tenir compte des réalités, et le projet affirmer des objectifs accessibles.
En économie, l’ambition ne peut pas être onirique ; Il ne faut pas mentir à ceux qui la partagent et la soutiennent.
Non, en l’état actuel, l’offre ferroviaire n’est pas un atout, c’est un handicap !
Le projet LNPN doit permettre de le gommer en partie ; L’UMEP et l’UPR s’expriment d’ailleurs à ce sujet dans leurs cahiers d’acteurs.
En la matière, comme en d’autres, c’est l’urgence qui prévaut et il convient par avance de dénoncer les éventuelles demandes d’études complémentaires visant à parfaire le projet. Le mieux est décidément l’ennemi du bien. L’Axe Seine a déjà trop souffert du report de réalisations, du fait du goût de certains pour l’excellence qui au final, n’est que virtuelle.
Non, l’offre fluviale n’est pas un atout complet tant qu’elle ne permet pas la desserte directe de PORT 2000 d’une part, et l’élargissement de l’hinterland d’autre part !
Oui, le canal Seine Nord offre des opportunités. Mais refuser de voir que ce mode de raccordement aux 22 000 km du réseau européen rallonge le parcours – d’où notre insatisfaction – est contre-productif !
Les quatre axes de coordination envisagés ne peuvent être retenus en l’état :
Le premier constitue en fait l’unique objectif : « accroître la part de marché de l’Axe Seine en Europe ».
Les trois autres sont pour deux d’entre eux - « favoriser le développement d’une logistique propre » et « contribuer au développement durable des territoires » - des conditions à satisfaire.
Le dernier, « asseoir l’identité portuaire Axe Seine » est bien un étendard dont il faut se doter : une identité Axe Seine, autant dire une marque commune, a minima une communauté partielle d’intitulés (Le Havre PORT AXE SEINE, Rouen PORT AXE SEINE, …).
Ce qu’attendent les Unions Portuaires de ROUEN et du HAVRE de la coordination Axe Seine, c’est d’abord un service de lobbying, en faveur de l’activité des entreprises qui la composent. La démarche Axe Seine doit notamment permettre :
- d’obtenir que le traitement des dossiers par les multiples administrations françaises ne soit pas plus pénalisant que dans les autres ports européens (DREAL, Affaires Maritimes, PAF, Administrations Vétérinaire et Phytosanitaire …)
- de mieux convaincre les responsables politiques du potentiel de développement et d’emplois que recèlent nos activités et par conséquent, d’en attendre une plus grande prise en compte dans leur action politique.
- de gagner en productivité en additionnant des connaissances et compétences pour une fertilisation croisée.
Par essence, les Unions Maritimes et Portuaires coordonnent les réflexions, les travaux entre leurs Adhérents donc les Entreprises qu’elles fédèrent. L’UMEP et l’UPR, fortes de cette expérience, souhaitent donc vivement contribuer à la démarche Axe Seine et par conséquent participer aux travaux du GIE constitué à cet effet.
L’informatique portuaire en constitue l’exemple le plus immédiat et patent, celui qui vient immédiatement à l’esprit.
L’UMEP et l’UPR notent d’ailleurs que sur ce dossier, point n’a été besoin de recourir à la constitution d’une nouvelle structure. Deux entités ont simplement contracté des engagements réciproques…
Cette expérience de coordination, l’UMEP et l’UPR, imaginent mal que les directeurs généraux des établissements s’en privent dans une gouvernance qui n’aurait alors comme seule conséquence que de les réunir…
L’Axe Seine est une réalité vécue par le secteur privé, elle attend d’être partagée avec les acteurs publics ! Partager, c’est grandir !
Christian LEROUX, Président de l'UMEP
Philippe DEHAYS, Président de l'UPR
Contacts :
Pierre-Marie HEBERT / Délégué Général Union Portuaire Rouennaise
pierremarie.hebert@uprouen.org (06.08.21.69.99)
Dominique DEVAUX / Délégué Général Union Maritime et Portuaire du Havre
ddevaux@umep.org (06.80.63.73.15)
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