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Ferroviaire : coronavirus, le trafic de fret se maintient

Dans cette crise sanitaire, la SNCF résiste. Elle annonce faire rouler un peu moins de 60 % de ses convois de marchandises prévus au programme initial. Priorité est donnée aux trains « de continuité industrielle » : ingrédients indispensables pour la fabrication de médicaments, produits de grande consommation, céréales, eau potable.

Chaque jour, 400 convois circulent librement car les travaux nocturnes sont suspendus et les voies sont peu encombrées par le trafic, à l’image des 40 TGV qui circulent chaque jour contre 700 habituellement. Une petite revanche pour le fret.

Jérôme LEBORGNE, Directeur Général Exécutif de Fret SNCF explique que la SNCF assure des « missions d’intérêt général pour que l’économie continue à fonctionner ». 85 à 90 % des trains commandés circulent. S’ils sont empêchés un jour, ils roulent le lendemain.

L’arrêt de certains secteurs ont fait chuter la demande de transport, notamment l’automobile, la sidérurgie, le BTP mais d’autres prennent le relais comme les céréales, le sucre, les produits chimiques notamment.

Les trains de priorité économique alimentent en minerai et matières premières les usines qui ne peuvent s’arrêter, comme les verreries, la coulée des sites sidérurgiques. Le gouvernement a déclaré le fret prioritaire. Mais le responsable explique que ce ne sont pas les seuls trains qui roulent et que le plan de marche vient de la demande des clients. Confinement oblige, Jérôme LEBORGNE explique que les trains d’hydrocarbures, d’habitude prioritaires, ne le sont pas en ce moment.

Des mesures exceptionnelles ont été mises en place pour faire circuler les trains, comme la désinfection des cabines des locomotives, la suppression des trains de nuit, évitant ainsi aux cheminots de dormir dans des foyers. Faute de personnels absents pour diverses raisons (chômage partiel, protection des salariés à risque…), certaines opérations sur les plateformes d’aiguillages sont délicates.

Toutefois, 6 trains sur 10 sont insuffisants pour des comptes déficitaires et menaçant de la faillite. « Depuis 1er janvier, l’activité fret de l’opérateur national a été transférée dans une nouvelle filiale au statut de SA, dotée de 170 millions d’euros de fonds propres en capital, tandis que sa dette historique (5,2 milliards) a été transférée à la maison-mère ». 

La Commission Européenne doit se prononcer sur cette filialisation. Une énième recapitalisation est prohibée puisque le secteur est désormais concurrentiel en France. Dans l’immédiat, « le risque que les pertes dépassent ses fonds propres n’est pas à écarter ».

Source : Les Echos 06.04.2020

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